Colocation à Ho chi minh Ville _ le prélude

Six mois se sont écoulés.

Je constate qu’il y a 15 articles en brouillon au sujet du précédent séjour. Je n’aurais pas eu le temps de les finaliser que me voilà repartie pour un séjour au Vietnam.

Un voyage un peu différent car je resterai basée plusieurs semaines dans la même ville: Hô chi minh ville.

Nous avions largement essayé les homestay, le airbnb, le couchsurfing et les petits hôtels de quartier. Chacun de ces lieux a été synonyme de belles rencontres.

Cet été, je m’essaye à une nouvelle forme de résidence: la colocation en résidence avec des étudiants étrangers.

Je n’ai pas souhaité passer par une agence ou un site de petites annonces officielles. J’ai préféré un media plus convivial et réactif : le groupe facebook French in Saigon. Pêle mele d’annonces de logement, travail, rencontres et questions plus ou moins existentielles. A échéances très régulières, pullulent les offres de colocations au gré des fins de stage ou de missions.
La majorité cherche des colocataires sur du long terme. Mais il y aussi des étudiants qui sous louent pendant leurs vacances.

A l’heure oû j’écris, je ne sais pas encore si les photos que l’on m’a envoyé sont contractuelles. Les colocataires officiels ont quasiment tous sous loué leur chambre pour financer un périple dans un autre pays d’Asie. Nous sommes donc en contact par internet. Depuis 2 semaines que j’ai suivi les conversations virtuelles de mes compères, il y a eu coupure d’eau lié à un problème de pompe, prolifération d’algue dans la piscine, disparition puis réapparition de la facture d’eau.
Mais peu m’importe. La maison est située dans un quartier populaire, à coté de 2 stations de bus et entouré de petits commerces ( partie intégrante du paysage à part dans les quartiers aseptisés).

En période de mousson, rien de surprenant à être accueillie par une fine pluie matinale rafraîchissante.

Pour l’instant, je reprends avec plaisir le bus de l’aéroport vers mon nouvel habitat. Je n’ai pas repéré de changement dans le système de bus à la sortie de l’aéroport : voir Hô Chi Minh-Ville & bus publics

Le WIFI dans le bus est toujours aussi performant et me permets de taper ces quelques lignes au rythme des irremplaçables klaxons ( je me serais faite à l’idée de leur disparition mais pour l’instant, c’est aussi ça Ho chi minh ville)..

En outre, bonne surprise à l’arrivée, le taux de change ce matin est de 26 000 dongs pour 1 euro au lieu de 23 500 en janvier.
Pour rappel, 5000 dongs c’est le prix de ticket de bus en ville ou d’un bon jus de canne ou encore un petit banh bao.

Le bus m’a déposé à peine à 500 mètres de l’adresse que l’on m’a communiqué. Mais en voyant le pont que je devais emprunter, je me suis défiler. Un pont à 4 voies ( soit au moins 20 voies de moto) à traverser, très peu pour moi!!

Certains ponts sont tellement bondés et dangereux qu’ils sont exclusivement réservés aux véhicules moteur. Ce n’est pas le cas de ce dernier: de chaque côté, nous avons un véritable trottoir piéton où deux personnes peuvent se croiser. Mais après 12 heures de vol, je ne voulais pas m’infliger ça.

Je n’ai pas eu à hésiter longtemps. A chaque arrêt de bus ou intersection passante, sont postés des moto-taxis, toujours prêts pour une petite course.

 » Une valise et un sac de sport? De la rigolade !!! Ça passe à l’aise! »

Habituellement, je préfère marcher que monter sur ces mobylettes. Mais, je sentais la galère pour trouver la maison.

Dans les villes très denses du Vietnam, pour chaque rue, vous avez des ruelles qui partent sur les côtés telles les pattes d’un scolopendre. Ces pattes se nomment Hêm.

Imaginez votre rue Alphonse Daudet mais avec des motos et des stands de nourritures sur les trottoirs. Classiquement vous avez les numéros pairs et impairs de chaque côté. Eh bien, entre le magasin au 180 rue Daudet et les maisons étroites du 188 au 192,  vous trouvez la « Hêm  60 de la rue Alphonse Daudet « .

Maintenant, il vous faut trouver la maison 18 de la Hêm 60. C’est là que le taxi se demande si on cherche le 18 de la ruelle 60 ou le 60 de la ruelle 18.

Voilà la galère que j’avais anticipé, surtout avec des bagages.

Heureusement, nous avons pu compter sur les habitants du quartier qui, pour le coup, ont donné des indications très précises sur l’emplacement de la maison.
Faut dire que c’est la seule maison d’étrangers du quartier…. Contrairement au district 2.

Laisser un commentaire