2ème étape: randonnée palmée à Poindimié

Mercredi 6 h du matin, nous profitons une dernière fois de l’agréable salle à manger de l’auberge de jeunesse de Poé. Ce sera café, thé accompagnés de salade de pâtes à la mangue et à la noix de coco pour tenir les 180 km qui nous attendent.

Itinéraire de Bourail vers Poindimié
Itinéraire de Bourail vers Poindimié (Via Pouembout)

De l’aride côte Ouest à la luxuriante côte Est

En ce mois de janvier, prendre la route à 7h du matin, ne nous a pas permis d’éviter la chaleur. La route est peu ombragée et nous sommes surprises de ne croiser plus aucune habitation visible pendant 1h30 après Bourail.

Comme à chaque fois en Nouvelle-Calédonie, assurez-vous d’avoir suffisamment d’eau (au moins 2 litres par personne), de carburant et de monnaie. À part quelques rares stands de fruits à l’entrée des tribus, nous n’avions aucun moyen d’approvisionnement avant Pouembout.

Nous avons choisi de prendre la transversale à Pouembout pour découvrir encore un peu les paysages de la côte Ouest. La route est très bien entretenue et nous permet le plus souvent de rouler à 110 km/h. Les ralentissements à 50 km/h indiquent la traversée de tribus. Il y a peu d’indication de direction et encore moins de repère kilométrique mais il n’y a qu’une route principale donc peu de risque de se tromper. Nous croiserons régulièrement des voitures désossées et brûlées sur les bas côtés, sans âme qui vive aux alentours.

A Pouembout, nous avons fait une courte halte à la supérette Tito assez bien fournie en produits de 1ère nécessité. Il y avait également le marché à côté de la mairie.

Cette transversale nous avait été conseillée par notre amie:

« la route de Pouembout à Poindimié est bien plus large et moins sinueuse qu’en passant par Houailou. »

Là commencent 40 minutes ponctuées régulièrement de virage et de côtes mais plus ombragées. On découvre une tout autre flore et plusieurs aires aménagées pour nous reposer. Là, nous comprenons mieux la remarque entendue à Poé. Il y a effectivement des mangues partout sur le chemin. La route en est jonchée. A croire qu’il n’y a ni hommes, ni oiseau pour se servir.

Nous en cueillons d’ailleurs quelques unes, en nous assurant ne pas être dans une tribu. On nous l’a souvent répété: « Demander toujours l’autorisation avant d’entrer dans une tribu et lorsque vous ramassez des fruits ». En même temps, entrez vous dans le jardin d’un inconnu en France?

Un crochet vers Hienghène

Au bout de cette longue transversale vers la côte Est, nous choisissons de tourner à gauche vers Hienghène. Un petit crochet (de 45 minutes tout de même) vers ce village décrit comme un joyau dans les guides.

Là encore peu de panneaux pour nous guider. Certains ont même été évidés de leur support. Nous repérons grâce à l’application Maps me qui nous indique la fameuse plage du billet de 500F et la balade au pied des falaises et de la lagune Lindéralique.

« Sur les anciens billet de 500 francs était représentée cette plage à 6km de Hienghène avec une montagne en calcaire noir qui se jete dans le lagon. »

Pour accéder à cette plage, garez-vous près du panneau indiquant les sentiers aménagés. Une petite boîte permet de recueillir les « droits d’entrée »: 100 francs pour aller sur la plage, 400 francs pour y poser sa tente. Des sanitaires sommaires et une douche pourront vous dépanner. Vous pouvez également prendre un départ en kayak pour admirer les roches de plus près et rejoindre le lagon.

Avec cette chaleur, j’ai choisi l’option micro-sieste sur la plage avant d’aller 2 km plus loin au belvédère pour admirer La poule Couveuse et le Sphinx.

Nous profitons d’une magnifique vue à 360° sur la Chaîne, le lagon et les ilôts. La table d’orientation en acier découpé est une oeuvre d’art.

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La poule couveuse

 

L’aire de repos et un petit banc permettent une pause à l’ombre, tout en observant, pendant quelques minutes, les changements de luminosité. Un panel de bleu incroyable. Magique !

Le village de Hienghène est désert lorsque nous arrivons ( vacances scolaires + pause de midi). La petite boutique de la marina et la supérette sont fermées. En 5 minutes, nous traversons le bourg et arrivons à la mairie, face à la gendarmerie. A côté, nous voyons l’école primaire qui surplombe la base nautique. Que ça doit être agréable d’aller en récréation avec cette vue sur le lagon.

Nous avions envisagé de faire le tour de la poule Couveuse en kayak. La balade d’une heure est paraît-il incroyable au pied de la roche calcaire. Mais, au vu des vagues, nous nous sommes dégonflées.

Nous nous sommes contentées de déguster notre énième mangue devant la base nautique, en écoutant les vagues se casser à nos pieds. La sensation d’être seules au monde.

Base nautique: 42 84 28

www.challenge-org.nc

 

Après cette pause, nous reprenons la route vers Poindimié qui longe la côte Est, bordée d’une cocoteraie gigantesque.

« Ce n’est pas les Antilles ici. On ne vend pas le coco en bord de route pour les touristes… » nous a-t-on précisé.

Après ce périple, nous sommes agréablement surprises de découvrir l’hôtel recommandé par notre amie.

 

L’Hôtel Tieti mêle à la fois modernité et tradition.

 

Nous sommes accueillies avec de grands sourires chaleureux et un cocktail de jus de fruits que nous consommons face à la piscine et la mer. La décoration de la réception est raffinée. La chambre, spacieuse, donne accès au jardin impeccablement fleuri. On devine derrière les bungalows la mer dont le son nous berce. La bouilloire dans la chambre nous a beaucoup servi ainsi que le mini-frigo.

En semaine, nous avons bénéficié d’un prix promotionnel de 12 000 F la nuitée. Tous les repas peuvent être pris sur place: petit-déjeuner à 1900 F, midi à la carte et buffet le soir à 4000 F. Nous n’avons testé que le petit-déjeuner. C’est un généreux buffet très variés avec aussi bien du salé que du sucré, des fruits et boissons à volonté.

Après quelques minutes de détente sur les transats, je ne pouvais me résoudre à barboter dans la petite piscine de l’Hôtel. La plage de Tieti m’appelait avec ses grandes vagues qui se cassaient au rivage. Elle est accessible à tous par un chemin à côté de l’hôtel à partir de 6h du matin. D’ailleurs, je n’ai pas croisé beaucoup de clients de l’Hôtel. Quel bonheur de se jeter dans la houle !

La ville côtière est assez calme mais on y trouve banques, bureau de presse, supérette, carburants et plusieurs snacks.

C’est au Snack Naaoutea que nous avons pris nos 2 dîners. Petite case en bord de route avec des chaises vétustes en plastique, la gargote est simple mais nous y avons bien mangé. Burgers, salades, poissons au curry ou tartes sucrées… nous avons bien mangé et à notre faim. Nous y avons croisé pas mal de résidents locaux et pu assister à une répétition de danse tahitienne. Comptez 1800 F à 2200 F par personne.

 

Randonnée palmée avec Aqua Lagoon

Toujours bien conseillées, nous avons réservé une semaine avant une randonnée palmée avec http://www.aqualagoon.net

Rendez-vous à 7h45 pour une sortie de 5h à leur local qui se trouve sur le parking de l’hôtel Tiéti. Martin, résident depuis 22 ans nous accueille et nous équipe en moins de 10 minutes. Direction la mise à l’eau à l’anse Tibarama.

Nous rejoignons une famille de 5 français résidents depuis quelques années aussi. Nous sommes donc 7 pour la sortie, accompagnés de nos 2 guides: Martin et Adèle.

Dès le départ du bateau, nous comprenons que les conditions sont assez rudes avec le vent. Il ne fallait pas avoir le mal de mer ce jour là.

Nous atteignons l’ilôt Tibarama, décrit comme le plus bel ilôt de la Nouvelle-Calédonie. Il est possible d’y passer la 1/2 journée en y portant son pique-nique mais l’exploration sous-marine y est limitée depuis que les coraux ont été endommagés.

La halte en mer permet quelque explications techniques de la part de Martin, avant de braver à nouveau la houle.

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L’ilôt Tibarama

Sous l’eau, notre groupe de 4 est guidé par Adèle, native de Poindimié et qui plonge depuis 11 ans. C’est un vrai poisson dans l’eau qui donne une autre dimension au monde sous-marin. Alors que nous progressons la plupart du temps à la surface, ébahis par toutes ces couleurs, elle nous invite à nous rapprocher de certaines merveilles.

Quelques échantillons :

Ver-arbre de Noël

Ayant plongé avec le masque intégral au lieu du classique masque-tuba, je vous conseille le masque-tuba. On est beaucoup moins limité pour plongé et les masques fournis par l’équipe d’aqualagoon sont de très bonne qualité.

Nous avons passé une bonne heure sur ce 1er site à en prendre plein la vue ( enfin, j’ai redécouvert ma plongée avec les photos, handicapée par mes -9 dioptries – pensez à vos lentilles !).

 

La tête sous l’eau, c’est un autre monde que découvre.

 

A bord, les coupe-vent fournis ont été salutaires, ainsi que la petite collation. Après une petite pause et un débriefing de nos découvertes, nous repartons pour la 2ème balade prévue.

Cependant, la houle n’a fait que s’intensifier. Nos guides changent donc de programme. Nous allons au delà du lagon, pour nous poster au dessus d’une « patate » de corail avec l’objectif d’observer des requins.

De loin, nous avons pu observer 3 requins , complètement indifférents à notre présence.

Une des filles (9 ans) était appeurée à l’idée de voir des requins. Martin lui a bien expliqué qu’il n’y avait aucun danger. Surtout en voir l’aiderait à surmonter la peur. Expérience réussie !

Adèle, notre adorable guide, nous a fait une démonstration de formation d’anneaux sous l’eau. Une incroyable prouesse qui a l’air si naturelle quand c’est elle qui le fait.

Concombre de mer ou de l’espace ?

Concombre de mer ou de l’espace ?

Retour à l’hôtel à 12h45, ravies de ces découvertes sous-marines et de la bonne humeur de tous.

Nous avons eu à nouveau du coco et des mangues. De quoi occuper notre après midi tranquillement.

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