Farino: plus petite commune du territoire
Avec ses 48 km2, Farino est également la moins peuplée de Nouvelle-Calédonie ( 612 habitants recensés en 2014), ce qui ne nous a pas empêché de faire de belles rencontres.
Le nom de Farino viendrait de Farinole, une commune de Haute-Corse. Les premiers pionniers à s’établir là furent en majorité corses. Ils y introduisirent notamment la culture du café. Et Jean Mariotti, écrivain calédonien d’origine corse, y naquit en 1901.
La ville présente la particularité de ne pas avoir d’accès à la mer mais luxuriante nature et les eaux douces nous ont comblées. Le petit bourg nous permet une petite halte à l’ombre avec vue panoramique sur la vallée, encore en dégustant mangue et noix de coco.
A proximité immédiate de la mairie, une charmante dame nous renseigne avec chaleur et sourire. Nous avons fait le plein d’informations pour nos balades du week-end, notamment pour le Parc des Grandes Fougères. Elle nous a très indiqué le chemin.
Le sentier de la petite cascade
Mise en route avec une petite balade d’une heure, très facile au coeur de la forêt humide.
Comme nous l’ont raconté d’autres voyageurs, nous sommes escortées par une charmante chienne jusqu’à la cascade.

Le lieu est rafraîchissant mais nous ne sommes pas aventurées à nous baigner dans l’eau stagnante.

Hébergement : Les bancouliers
Ce logement était un 2ème choix par manque de place au Refuge de Farino. Grand bien nous a pris tant l’accueil chaleureux dans la demeure de Palo et Arno nous a ravi. La maison et le jardin ont été complètement aménagé par nos hôtes depuis une dizaine d’années. On a pu se promener entre poulailler, ruche, potager et creek.
La plus value incontournable du lieu est la 1/2 pension. Le 1er soir, nous étions 4 à table et Arno nous a donné quelques informations sur la coutume en Nouvelle-Calédonie.
Le repas entièrement maison et local était délicieux, raffiné et copieux. Je ne dévoilerai pas le menu afin de vous laisser la surprise, qui ne peut être que bonne !
Le lendemain, nous étions 18, dans la joie et la bonne humeur. La qualité ne s’en est pas du tout fait ressentir. La quiétude du lieu n’a pas non plus été perturbée.
Je me suis tout autan régalé le matin avec au petit déjeuner, une multitude de confitures d’une grand-mère locale. Je n’aurai jamais pensé goûter à de la confiture citrouille-pomme liane. En revanche, pas de sucré mais on ne peut pas tout avoir.
Prix et réservations: http://bancouliers.blogspot.com/
Très bon rapport qualité -prix
Parc des grandes fougères
Pour y accéder, la route est bien indiquée et la route est goudronnée pendant 4 km depuis le bourg de Farino. Ensuite, on parlera plutôt de sentier accessible en voiture jusqu’à l’accueil du Parc où il faut s’acquitter de 400 francs CFP de droits d’entrée.
Ouvert au public depuis 2008, le Parc Naturel des Grandes Fougères permet des parcours pédestres, à vélo ou même en footbike pour explorer la richesse de la biodiversité de cet immense poumon vert de la province Sud.
Infos et cartes: http://grandes-fougeres.nc/
La végétation est véritablement différente de tout ce que l’on a pu observer jusque là en Grande-Terre. L’objectif de la réserve est de protéger des écosystèmes de forêt dense humide, qui présentent une biodiversité et des taux d’endémisme exceptionnels.
Le parc des Grandes Fougères constitue un lieu d’études pour des scientifiques du monde entier (botanistes, entomologistes, ornithologues). L’inventaire réalisé en 2009 par l’Institut de Recherche pour le Développement évalue à près de 500 le nombre d’espèces végétales du parc des Grandes Fougères, dont 70% sont endémiques. Il y a de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques dont notamment le cagou, le notou, la fauvette calédonienne, le pigeon vert.
Il intègre la « Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux » (ZICO) de l’organisation BirdLife International.
Dans le cadre de la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, le cerf de Java et le cochon sauvage sont chassés dans un secteur du parc des Grandes Fougères qui n’est accessible qu’aux chasseurs.


Ces belles fougères ont su nous protéger du soleil et de la pluie fifine tout au long de nos 4 heures de balade tranquille.
Comme nous ne pouvions pas finir cette randonnée sans apercevoir l’emblème du Parc, nous avons imploré le vlou vert (ou pigeon vert) de passer. Ce fut furtif mais nous avons été exaucées !
Le trou Feuillet
L’après-midi, nous nous sommes dirigés vers Sarraméa située à 10 km de Farino, réputée pour ses plantations de café au temps des colons.
Les colons « Feuillet » y cultivaient les cerises nécessaires à la production du célèbre café « Leroy » consommé, dit-on, par Winston Churchill en personne.
Encore une fois, le bourg est vite traversé et nous arrivons au parking qui mène à la difficile randonnée du plateau de Dogny.
Pour les quelques heures avant le coucher du soleil, nous avons opté pour la petite promenade de 15 minutes qui permet d’accéder à un superbe trou d’eau. Appelé « La Cuve », « Mamite de Géant » ou encore « Trou Feillet » car le gouverneur Feillet aimait venir s’y rafraîchir.
Ce trou créé par la rivière dans la roche, est niché au coeur d’une végétation luxuriante. Le « toboggan naturel » fait le bonheur des habitants du coin venus en famille et en nombre. Pique-nique, bouées, glacière, tout porte à croire que ce lieu est prisé par les familles pour une journée détente. Entre ceux qui s’amusent à sauter dans La Cuve en salto arrière et l’enfant de 2 ans qu’on lâche du toboggan naturel, mon coeur n’a cessé de palpiter. Mais, l’endroit est frais et verdoyant.
On ne peut pas dire que habitants et touristes se mélangent. Disons qu’ils sont réunis dans la même cuve.
Nous finirons notre merveilleux séjour campagnard, au marché de Farino qui a lieu le 2ème dimanche du mois. On y trouve, outre les fruits et légumes, plantes et produits d’artisanat. La buvette est aussi bien fournie de mets délicieux et pas cher (vraiment pas cher !). De quoi faire le plain de panse et de souvenirs.


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