Cours de planche à voile à Nouméa (l’Anse Vata)

Il aura fallu que je sois à l’autre bout de la planète pour m’essayer à la planche à voile…

C’était décidé, aujourd’hui, j’allais braver le vent avant la dépression tropicale annoncée.

2 camions sont postés au faré de l’Anse Vata et proposent cours et location de matériel de windsurf, paddle et kayak.

Des amis m’avaient conseillé de prendre un cours avec Aloha pour 3000 francs l’heure. Je suis donc allée au camion pour me renseigner. Très sympa, nous avons pris rendez-vous pour dans 4 jours à la première heure avant que le vent ne se lève trop.

Mais avec mon amie, nous avions envie de nous essayer à la discipline dès à présent. C’est donc quelques mètres plus loin que nous trouvons Sp8ce (le camion bleu).

Aucune réservation n’était nécessaire et le « cours gratuit » est inclus dans l’heure de location à 1500 francs. L’équipe très sympa, nous rassure sur le vent et l’équipement adapté aux débutants.

Je signale mon handicap principal: ma vue de taupe. On m’a gentiment prêté un cordon pour mes lunettes: accessoire pas très fashion mais indispensable pour mes multiples chutes ( teaser!).

Le cours aura duré 3 minutes: positionnement des pieds, remonter la voile avec le tire-veille, tenir le wishbone, mettre la voile en arrière et se mettre à 90° pour faire demi-tour.

1ère surprise: je tiens sans problème d’équilibre sur la planche ( plus large donc plus stable pour les débutants).

C’est ensuite que ça se corse. J’ai appliqué conscieusement la règle donnée de lâcher le wishbone d’une main dès que l’on sent trop de puissance. Mais forcément, à lâcher trop vite, je partais avec…

Le « prof » ne m’ a expliqué que bien plus tard que mes mouvements étaient trop rapides et créaient une accélération par prise au vent. Une évidence pour certains apparemment.

J’ai donc passé beaucoup de temps dans l’eau. Il faut préciser que je m’évertuais à ramener ma planche sur la plage à chaque chute. Pendant ce temps, mon amie vire-voltait sur les eaux et négociait avec brio ses virages.

A ma décharge, je me fatigais beaucoup plus à nager en tractant la planche puis remonter dessus.

Je n’ai compris qu’après 45 minutes que je pouvais remonter directement après une chute, même au large.

C’est ainsi que j’ai pu enfin arriver à avancer jusqu’au but donné avec quelques indications criées par le moniteur contre le vent.

Sauf que visiblement, je n’avais pas compris la manoeuvre pour le demi-tour et que je n’entendais plus rien…

Voilà comment j’ai fini naufragée à 20 mètres de la plage. Un jeune est venu me porter secours en kayak.  « On échange » me dit-il avec le sourire Colgate.

Comme si j’avais envie de pagayer contre le vent… Pas le choix ma pauvre Lucette !

Hypoglycémie et hypothermie seront mes excuses pour avoir chaviré du kayak.

Mais, tout le monde tout-sourire, a salué ma persévérance à défaut de mon talent.

1 heure à se relever à chaque fois, ça s’applaudit ! Enfin demain car je n’ai plus de bras.

2ème essai:

Cette fois-ci, nous allons au cours de planche à voile particulier que nous avions réservé début de semaine.

Le camion orange d’Aloha wind surfing est facilement repérable lorsque l’on longe l’Anse Vata.

Le 1er cours est à 9h lorsque le vent est clément. Effectivement, il ne se lèvera presque pas durant l’heure de cours.

Comme avec l’équipe précédente, on nous explique les bases du positionnement des pieds et des mains. Mais, cette fois-ci, notre professeur du jour, Olivier, a pris le temps de décomposer chaque mouvement sur le sable puis sur l’eau. Inutile de tout synchroniser au 1er départ. Il suffisait de comprendre comment partir au large et revenir.

Bien sûr, malgré l’absence de vent, j’étais à peine plus douée que la 1ère fois. Cependant, Olivier a pu observer mes gestes et le positionnement de chaque partie de mon corps. Nous avons rectifié chaque erreur au fur et à mesure. Pas de chute inopinée à l’eau avec la planche à ramener en nageant (peut être grâce au faible vent).  J’ai enfin compris comment maintenir un cap et non juste me laisser porter au hasard du vent.

Le demi-tour n’est pas parfait et il me faut encore pratiquer de nombreuses heures. Mais, la théorie étant plus explicite, l’acquisition m’a paru bien plus simple. Ça valait le coup de payer un cours particulier à 3000F.CFP.  Les prochaines sessions sont ensuite en location de matériel à 1500 F.CFP par heure. Les professionnels restent disponibles pour des conseils, même sans en faire un cours.

Je recommande:Site web Aloha wind surfing

Tél: 92.83.85 ou 96.93.91

 

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Avatar de popknel popknel dit :

    Bravo !!! Tu peux être fière de ton exploit ! Haha

    Aimé par 1 personne

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